Contenu long et stratégie éditoriale : le web serait-il (re)devenu bavard ?

Un contenu long à valeur ajoutée est vecteur de votre expertise. Utilisé à bon escient, il renforce la légitimité et la crédibilité de vos prises de parole.

Longtemps décrié par les experts, le contenu long fait son retour sur le devant de la scène digitale. Parce qu’il nourrit votre expertise et votre discours de marque, améliore votre visibilité et optimise le retour sur votre production de contenu.

Le contenu long, vecteur de votre expertise

Le contenu long ou « long-form content », est un contenu d’expertise qui apporte un (ou plusieurs) éclairage(s) sur un sujet de fond. En termes de volumétrie, le bon calibre se situerait entre 1 200 et 2 000 mots selon les préconisations de John E Lincoln. Au delà de la quantité, le contenu long est défini par sa pérennité : il véhicule une information durable, sans date de péremption, contrairement à une actualité ou à un événement.

« Les utilisateurs se tournent souvent vers Google pour répondre à une question basique. Mais la recherche suggère que 10% des besoins quotidiens en information implique l’apprentissage d’un vaste sujet. C’est la raison pour laquelle nous lançons aujourd’hui de nouveaux résultats de recherche pour aider les utilisateurs à trouver des articles de fond. »

Principal avantage du contenu long : sa performance en termes d’expérience utilisateur et de SEO. En témoigne l’article de Pandu Nayak, créateur de la mise à jour de l’algorithme Panda. Selon lui, 10% des besoins quotidiens en recherche d’information nécessite l’investigation d’un sujet de fond. En 2012, serplQ réalise une étude sur plus de 20 000 mots-clés. La conclusion ? Les contenus qui ressortent dans les 10 premiers résultats ont une longueur moyenne de plus de 2 000 mots.

Longueur moyenne de mots dans les 10 premiers résultatsPlus de mots c’est aussi plus de mots-clés et de backlinks. Autrement dit, plus de chances d’obtenir un meilleur classement dans les pages de résultats.

Produire des contenus longs, mais avec modération

Quoi qu’en disent les chiffres, gardez à l’esprit qu’il ne s’agit pas de faire long pour faire long. Ce format de traitement se prête très bien à certains sujets et secteurs… quand d’autres privilégieront les formats concis et synthétiques. Inutile de dire en 2000 mots ce qui peut être dit en 150 !

Plusieurs critères déterminent la longueur de votre contenu :

  • les attentes de votre audience : le but ultime de la production de contenu étant de conquérir votre audience, c’est avant tout ses goûts, ses centres d’intérêts, ses attentes qui définissent la longueur de vos contenus. Pour ce faire, un reporting régulier vous permet d’ajuster votre politique éditoriale en fonction du comportement de votre public ;
  • vos objectifs de communication : l’objectif de votre publication détermine son format. Vous souhaitez annoncer un événement ? 150 mots suffisent. Vous vous lancez dans un article méthodologique sous forme de « How to » ? Misez sur 350 à 450 mots. Vous relayez des regards croisés sur un sujet d’expertise ? Préférez un format de 1 200 mots ;
  • la fréquence de publication et les ressources que vous pouvez allouer à la production de contenu. Pour une production ponctuelle d’une à 2 publications par semaine, il peut s’avérer utile de concentrer vos efforts sur des formats longs. Pour un rythme quotidien de publication, des formats plus courts peuvent suffire.

 

Du contenu long pour optimiser votre R.O.C (retour sur contenu)

Créer un contenu long vous permet de rentabiliser vos efforts de production et de varier les formats de traitement. À partir du sourcing d’un contenu expert, vous pouvez décliner des contenus annexes : micro-contenus, brèves, vidéos, etc. Ainsi, vous optimisez votre R.O.C en anticipant le recyclage de la matière. Cette stratégie de diffusion doit être pensée en amont, dans votre plan de diffusion ou votre calendrier éditorial.

Moralité ? La diversité, clé de voûte de votre stratégie éditoriale

« Vous devez utiliser un peu des 2 formats [court et long] de contenus », conclut Jason Hawkins dans son article Long Form Content in a Short Form Content World. Plus que la question du format, c’est le croisement de l’approche sectorielle (votre connaissance métier) et de l’approche éditoriale (diversité et originalité des formats de traitement) qui fait la réelle valeur ajoutée de votre territoire d’expression.

« Une stratégie de Content Marketing réussie implique de produire à la fois des contenus courts et des contenus longs. Le format court permet à votre entreprise d’interagir et de créer régulièrement de l’engagement avec son audience. Alors que le contenu long peut être développé pour éduquer et informer de façon plus approfondie. »

CONTENU LONG

Votre cible ? Une audience qui cherche à se documenter de façon exhaustive sur un sujet d’expertise.
Quelques pistes :
  • traitement analytique d’un sujet de fond
  • storytelling informationnel et éducatif
  • regards croisés autour d’une expertise

 
CONTENU COURT

Votre cible ? Une audience qui recherche une réponse rapide à un besoin spécifique.
Quelques pistes :
  • traitement synthétique d’un sujet spécifique
  • storytelling léger et humoristique
  • micro-contenu viral pour les réseaux sociaux

 
À utiliser avec modération, donc, et à distiller au sein de votre stratégie éditoriale. Contactez-nous pour vos besoins en production de contenu !