Webdesign : zoom sur les bonnes pratiques

Vidéo, typo, storytelling, esprit minimaliste… Aperçu des bonnes pratiques en webdesign et de la tendance qui donne le ton : le Customer-Centric Web Design.

Exit le postulat qui consiste à affirmer que, sur le web, on peut tout dire. Aujourd’hui, les tendances graphiques font de la sobriété leur mot d’ordre. On privilégie le Customer-Centric Web Design : une conception graphique centrée sur l’utilisateur avant tout.

« Less is more »… Cap sur le minimalisme !

Le GAFAM design, inspiré par Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft et consorts, a donné au minimalisme pignon sur rue. Parce que sur le web, on ne peut pas tout dire et surtout on ne peut pas tout lire, on privilégie un message fort, qui parle de lui-même. Cela se traduit notamment par l’utilisation d’images métaphoriques, de grilles dynamiques, de signes et symboles.

Un exemple ? Les affiches MacDo ou encore la dernière campagne d’adopteunmec.com. La marque n’est même plus citée : le signe se suffit à lui-même. Cette tendance minimaliste est quelque chose que l’on reproduit dans nos réalisations, pour faciliter la navigation. Pictogrammes, burger menus, interactivité : le contenu est « dissimulé » pour aérer les interfaces.

Sur les sites média, on privilégie la lecture zen. Au clic sur le texte, le contenu s’affiche dans une fenêtre dédiée, qui fonctionne comme un pop-up. L’objectif : limiter le bruit visuel et faciliter la lecture. C’est un bon moyen d’optimiser l’appropriation de l’information lorsqu’on a un gros volume de contenu.

« Le webdesign n’est pas que décoratif et esthétique. Il combine, dans un objectif d’utilité, l’ergonomie, la navigation, le sens. »

Vidéo, typo, storytelling : le trio gagnant

3 éléments phares sont les marqueurs de l’évolutions des tendances graphiques :

  • les sites immersifs qui utilisent le design émotionnel, le Motion UI (animation de l’interface), le monopage ou encore l’image 100%. On met en avant les bureaux, les coulisses de la marque, l’expérience du produit. Ici, le mot d’ordre est la subtilité : des photos animées à la Airbnb assez statiques, où un seul élément s’anime, favorisent l’immersion sans surcharge visuelle ;
  • le travail typographique est de plus en plus important. On ne se contente plus de « plaquer » le texte : on le fait cohabiter avec l’ensemble de l’interface, on travaille la mise en page. Autre constat : plus d’audace et de diversité dans le travail de la typo (déclinaison de tailles, graisse, couleurs). C’est désormais un véritable élément graphique qui fait office d’identité et qui se substitue même ponctuellement à l’image ;
  • le Customer-Centric Web Design : le storytelling place l’internaute au coeur du site internet. L’utilisateur est en immersion, il prend le contrôle et devient acteur du site. On l’invite à interagir, il n’est plus un spectateur passif.

 
Notre coup de coeur ? L’application La Matinale, signée le Monde : l’utilisateur y crée son propre journal quotidien, à partir d’une sélection d’articles renouvelée chaque matin. Il fait glisser les infos du bout du doigt pour zapper ou conserver ce qui l’intéresse… Un concept un peu à la Tinder, revisité par un site média !

Bienvenue dans le post-responsive

Aujourd’hui, on est amené à aller au-delà du responsive. Il n’est plus seulement question d’adapter l’interface aux différents supports de consultation (mobiles, tablettes, etc) mais de prodiguer une expérience utilisateur différenciée en fonction des supports. L’enjeu du webdesign sera donc de mettre en place non plus une mais des identités visuelles fortes, déclinées sur tous types de supports print et numériques.

Du print au web… Vers un floutage des frontières ?

Les tendances graphiques, c’est aussi le print réinventé. La charte graphique se gère désormais sur l’ensemble des supports print et web, d’où un rapprochement inévitable des genres.

Quel que soit le support, on retrouve désormais l’organisation en blocs, le principe de mosaïques à la Google. Le print se nourrit du web, de l’utilisation des pictogrammes, des espaces d’aération, du succès des polices script et du style international dont les grilles ont été adaptées au web. Le web, quant à lui, empreinte certains codes du print : notamment à travers les jeux typographiques et une construction proche de celle des journaux dans les sites média.

Un exemple ? Le site boonesselection.com est représentatif de cette frontière entre web et print. Tous les composants du site sont des éléments que l’on pourraient retrouver sur du print. Mais, transposés au support web, ils prennent vie différemment. On y retrouve aussi cette dimension d’éléments de contenu « cachés » et l’expérience utilisateur comme moteur du site

Zoom sur nos auteurs

Cet article est co-écrit par Agathe et Clément, les créatifs de l’équipage. La première est notre grand gourou du webdesign. Le deuxième est tombé dans la marmite du graphisme print étant petit. Tous les 2 sont polyvalents et ne jurent que par la cohérence de chaque identité graphique qu’ils créent. En binôme avec les chargés de projets, ils apportent leur touche artistique à chacun de nos projets.

Vous avez un projet de réalisation graphique ? Contactez-nous !